Renaud l’a chanté : « C’est d’la plaisance, c’est l’pied » ! C’est vrai, la navigation de plaisance attire aussi bien les amoureux de la mer que des personnes recherchant un mode de vie différent. Mais devenir plaisancier implique aussi de se conformer aux réglementations en vigueur et d’assumer les responsabilités associées. Découvrons les étapes pour devenir plaisancier, les documents nécessaires à la navigation, les types de bateaux adaptés, ainsi que le rôle essentiel de la SNSM auprès des plaisanciers.
On ne devient pas plaisancier ou plaisancière en un claquement de doigts. Cela passe par une préparation adéquate et le respect de certaines obligations légales. Il faut d’abord se former à la navigation, par le biais de cours théoriques ou de formations pratiques, pour naviguer en toute sécurité, tout en respectant l’environnement.
Ensuite, selon le type d’embarcation et la zone de navigation envisagée, l’obtention d’un permis bateau peut être obligatoire. Par exemple, pour piloter un bateau de plaisance à moteur dont la puissance est supérieure à 4,5 kilowatts (6 chevaux), le permis plaisance est requis. Il existe différentes catégories de permis, adaptées aux spécificités de la navigation maritime ou fluviale.
Avant de prendre le large sereinement, il faut impérativement disposer de certains documents à bord. Ces documents varient en fonction de la zone de navigation et du type d’embarcation.
Permis de navigation
Comme mentionné précédemment, le permis plaisance est obligatoire pour les bateaux à moteur de plus de 6 chevaux. Il existe plusieurs options, nécessitant une formation adaptée :
● Le permis option côtière : permet de naviguer en mer jusqu’à 6 milles nautiques (environ 11 km) d’un abri.
● Option eaux intérieures, ou permis fluvial : destinée à la navigation sur les rivières, canaux et lacs.
● Extension hauturière : nécessaire pour naviguer au-delà de 6 milles nautiques d’un abri.
Papiers du bateau
Tout navire de plaisance doit être enregistré auprès des autorités compétentes, comme le service activités maritimes de la Direction départementale des territoires et de la mer (ex Affaires maritimes), pour la navigation maritime, par exemple.
Les documents suivants sont aussi généralement requis :
● Fiche plaisance : formulaire d’enregistrement au nom du propriétaire.
● Acte de francisation : document attestant de l’enregistrement du bateau sous pavillon français.
● Certificat de conformité : pour les navires conformes aux normes européennes.
Ces documents doivent être conservés à bord et présentés en cas de contrôle.
Code nautique et règlements
Code nautique et règlements
Le Règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM), document essentiel pour tout plaisancier, établit les règles de navigation de priorité en mer. À bord, il est obligatoire d’en avoir une version à jour, dès que vous naviguez à au moins 2 milles d’un abri.
Cartes marines
Elles fournissent des informations détaillées sur les zones de navigation, les profondeurs, les obstacles et les aides à la navigation. Indispensables pour se situer en mer, elles doivent être régulièrement mises à jour.
Quel bateau pour un plaisancier ?
Le choix de l’embarcation dépend des préférences du plaisancier, de son expérience et du type de navigation envisagé. Parmi les options courantes :
● Voiliers : pour les amateurs de navigation à la voile. Légers et maniables, les dériveurs sont parfaits pour les débutants, tandis que les croiseurs côtiers offrent plus de confort pour des sorties prolongées.
● Bateaux à moteur : pour une navigation plus rapide et plus simple. Les coques open sont polyvalentes, tandis que les day-cruisers disposent de cabines pour des séjours courts.