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80 000 licenciés, la planche à voile ou windsurf séduit toujours autant

27/04/2026
80 000 licenciés, la planche à voile ou windsurf séduit toujours autant

Les types de planche à voile et la compo­si­tion

Inven­tée dans les années 60, la planche à voile se compose d’une planche, à laquelle est reliée un grée­ment complet : un pied de mât arti­culé, qui relie à la planche le mât, une voile et un wish­bone pour manœu­vrer l’en­semble.  

On distingue deux grandes familles, les planches à dérive amovible et les planches sans dérive. 

Les planches à voile à dérive

Ce sont les planches sur lesquelles il est préfé­rable de débu­ter. Plus faciles à manœu­vrer, elles sont plus larges, plus stables et permettent grâce à leur dérive de mieux remon­ter au vent (celle-ci se remonte au portant). Elles sont aussi moins rapides. 

Elle n’est pas sans risque, comme toutes les activités

Les planches à voile sans dérive

On trou­vera ici les planches à voile appe­lées en France funboards. Mais atten­tion si vous voya­gez, cette appel­la­tion n’a pas dépassé les fron­tières ! Ces planches, carac­té­ri­sées par un volume et un poids moindres, ont été déve­lop­pées pour opti­mi­ser les sensa­tions de glisse et réali­ser des acro­ba­ties. Leur vitesse permet de navi­guer au planing (ou de déjau­ger) et de “flot­ter” au-dessus de l’eau. Il faut pour cela des condi­tions fortes de vent et des voiles plus grandes, ce qui néces­site d’être accro­ché, au niveau des pieds par des foots­traps, ainsi que par un harnais relié au wish­bone. Elles sont en revanche plus diffi­ciles à manœu­vrer. 

Plus récem­ment appa­rues, les planches à foil permettent de navi­guer toujours plus vite, grâce à un hydro­foil qui s’étend sous la planche dans l’eau et lui permet de voler au-dessus de la surface de l’eau à diffé­rentes vitesses. Très coupant, le foil est source de nouveaux dangers pour les baigneurs ou les autres plan­chistes, en navi­ga­tion mais aussi en entrée et en sortie d’eau. Ces planches sont donc à manier avec précau­tion, notam­ment lors des premières prises en main. 

On peut égale­ment noter l’ap­pa­ri­tion de planches entiè­re­ment gonflables (planche, mât, voile), parti­cu­liè­re­ment pratiques pour voya­ger ! Autre avan­tage lorsque l’on débute, la voile gonflable reste à la surface lorsqu’elle tombe dans l’eau (au lieu de couler sur une planche clas­sique) et se remonte plus faci­le­ment. 

Débu­tant ou passionné de wind­surf, voici une liste de 10 spots où pratiquer la planche à voile partout en France. 

Les lieux pour pratiquer la planche à voile

En Médi­ter­ra­née

Gruis­san : proba­ble­ment la Mecque de la Planche en France qui accueille avec le Défi Wind l’un des plus impor­tants événe­ments de planche au monde, avec plus de 1500 parti­ci­pants 
Leucate – La Franqui (Aude) : un spot ultra venté, qui accueille le Mondial du Vent depuis plus de 20 ans.
Marseille – Carro (Bouches du Rhône) : des vents puis­sants et des vagues pouvant atteindre plus de deux mètres. Conseillé pour les experts.  
L’Al­ma­narre (Var) : un sport mythique, propice à toutes les pratiques, notam­ment le free­ride et le slalom.
Pian­ta­rella (Corse du Sud) : un spot para­di­siaque, dans un lagon aux eaux trans­lu­cides, où tirer de longs bords. 
Côte atlan­tique

Carnac (Morbi­han) : la plage de Saint-Colom­ban, à Carnac, un spot ouvert à toutes les pratiques de wind­surf.
La baie de la Baule (Loire Atlan­tique) : un spot pour pratiquer du slalom, du free­ride, du wind foiling et les vagues, avec diverses orien­ta­tions de vent.
Baies de Hendaye (Pyré­nées Atlan­tiques) : des eaux calmes, idéales pour les débu­tants de tous âges, qui peuvent décou­vrir la planche à voile en toute séré­nité.
Manche

Presqu’île du Coten­tin : de Barne­ville à Jonville, les longues plages du Coten­tin offrent des condi­tions privi­lé­giées pour la pratique de la planche à voile dans les vagues.
Wissant (Nord) : l’un des spots les plus célèbres du Nord, réputé pour être l’un des plus venté mais aussi l’un des plus fréquen­tés.
• • La plage du Sillon à Saint-Malo (Côtes d’Ar­mor) : un spot très complet, avec des vagues mais aussi de la mer calme à marée basse. Atten­tion aux rochers !

Les bonnes pratiques pour faire de la planche à voile

Voici quelques conseils pour pratiquer la planche en tout sécu­rité :

Véri­fiez votre maté­riel avant de prendre la mer
Marquez vos coor­don­nées sur votre équi­pe­ment, ce qui faci­lite le travail des secours en cas de maté­riel trouvé à la dérive.
Rensei­gnez-vous sur les condi­tions météo et les courants auprès du poste de secours. Atten­tion : l’état de la mer peut chan­ger rapi­de­ment. Soyez prudent par vent de terre !
D’une façon géné­rale, respec­tez les règles de navi­ga­tion. Dans la bande des 300 mètres, ne dépas­sez pas 5 nœuds Vous pouvez pratiquer la planche à voile jusqu’à 2 milles (un peu moins de 4 kilo­mètres).
Respec­tez les chenaux bali­sés pour ne pas bles­ser un baigneur et restez atten­tifs à l’ap­proche de la plage à un.e étourdi.e qui pour­rait se trou­ver dans votre chenal.
Evitez de faire de planche à voile seul. Vos amis pour­ront vous aider si besoin.
Le cas échéant, donnez l’heure de retour prévue à quelqu’un resté sur le rivage. En cas de retard inquié­tant, vos proches pour­ront déclen­cher les secours.
Comme pour la pratique de tous les sports nautiques, le port d’un gilet de flot­tai­son ou d’une combi­nai­son néoprène est obli­ga­toire.
Empor­tez des bâtons lumi­neux types Cyalume, permet­tant d’être repéré.e de loin et/ou quand il fait nuit
Si vous pratiquez la planche à grande vitesse, notam­ment avec un foil, n’ou­bliez pas de porter un casque, comme sur un kite­surf. Atten­tion égale­ment à l’en­trée et à la sortie de l’eau : le foil consti­tue un réel danger pour les plan­chistes et les baigneurs.
Le grée­ment doit être rendu soli­daire de la planche. Prévoir un petit bout ou une garcette pour faci­li­ter l’ac­croche de la planche à un bateau en cas de remorquage (idéa­le­ment 4 m de long)
• • Ne quit­tez jamais votre planche à voile. En cas de problème, elle se repère plus faci­le­ment qu’un homme à la mer.