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Les conseils pour profiter de la plage et de la navigation en mer en sécurité

28/06/2026
 Les conseils pour profiter de la plage et de la navigation en mer en sécurité
Prudence en mer et sur les plages cet été ! Pour profiter de l’été en toute sécurité, les Sauveteurs en Mer de la SNSM appellent à la vigilance lors de la pratique de loisirs nautiques, de la baignade et lors des sorties en bord de mer 


Prudence en mer et sur les plages cet été !

Pour profiter de l’été en toute sécurité, les Sauveteurs en Mer appellent à la vigilance lors de la pratique de loisirs nautiques et lors des sorties en bord de mer : encore trop de vacanciers sous-estiment les risques.


Que vous soyez un navi­ga­teur chevronné, un pratiquant de kite­surf ou une famille qui profite de la plage ou d’une sortie en mer, la SNSM vous conseille de suivre ses recom­man­da­tions avant de prendre la mer ou de profi­ter des plages.

Cet été en France métro­po­li­taine et Outre-mer, pas moins de 4 000 sauve­teurs embarqués béné­voles et 1 400 nageurs sauve­teurs en charge de la surveillance des plages sont déployés par la SNSM pour veiller à la sécu­rité des vacan­ciers. La SNSM assure ainsi plus de 50 % des inter­ven­tions de sauve­tage au large des côtes françaises et veille sur 1/3 des plages surveillées.

Check-list des indispensables à emmener à la plage

Les bons réflexes sur la plage et lors des baignades

Se baigner en toute sécu­rité

- Atten­tion à la couleur du drapeau : regar­dez la couleur du drapeau hissé en haut du mât près du poste de secours. Un drapeau vert signi­fie une baignade surveillée et sans danger appa­rent, un drapeau jaune, une baignade surveillée mais dange­reuse, et un drapeau rouge indique l’in­ter­dic­tion de la baignade. Les drapeaux évoluent égale­ment selon la météo. En l’ab­sence de drapeau, la baignade n’est plus surveillée et le poste de secours est fermé.

- Préfé­rez les zones de baignade surveillées : elles sont déli­mi­tées par des panneaux et des drapeaux jaune et rouge sur la plage et lorsque vous êtes dans l’eau, par de grosses bouées jaunes et rondes. Pour aller d’une zone de baignade à une autre, passez par la plage. Ne traver­sez pas les couloirs réser­vés aux autres acti­vi­tés. Ce sont des passages très dange­reux car un nageur est peu visible à la surface de l’eau, vous risque­riez d’être heurté par une planche à voile ou blessé par l’hé­lice d’un moteur.

- Rensei­gnez-vous sur les éven­tuels courants : si vous êtes pris dans une baïne, ne tentez pas de nager contre le courant. Lais­sez-vous porter par les flots, sans paniquer, tout en atti­rant l’at­ten­tion des personnes sur la plage. Nagez paral­lè­le­ment à la plage puis rejoi­gnez la côte quand vous vous trou­vez dans des eaux plus calmes.

De façon géné­rale, ne vous baignez que lorsque vous êtes en bonne condi­tion physique, et ne sures­ti­mez pas vos capa­ci­tés. Entrez dans l’eau progres­si­ve­ment afin d’évi­ter l’hy­dro­cu­tion. Ne vous baignez pas après un repas copieux ni après une expo­si­tion prolon­gée au soleil.

C’est bien de les protéger contre le soleil, mais ne les perdez pas des yeux. L’accident est très vite arrivé à cet âge.

Se proté­ger du soleil

Notre corps a besoin du soleil et c’est grâce à lui que nous fabriquons de la vita­mine D, néces­saire à la soli­dité des os. Mais atten­tion, une expo­si­tion trop impor­tante peut causer des brûlures des yeux et de la peau, des aller­gies et augmen­ter les risques de cancer de la peau.

Il faut éviter de s’ex­po­ser, surtout lors des heures les plus chaudes : entre 12h et 16h. La réver­bé­ra­tion sur l’eau augmente consi­dé­ra­ble­ment la quan­tité de rayons reçue par la peau. On attrape des coups de soleil autant en pratiquant une acti­vité spor­tive, qu’en bron­zant allongé sur sa serviette de bain. Il est donc impor­tant de se proté­ger : crème solaire haute protec­tion si possible à moindre impact envi­ron­ne­men­tal, port du chapeau et des lunettes de soleil, mais aussi des vête­ments longs, notam­ment pour les personnes à peaux claires.

Surveiller les enfants

Ne lais­sez pas vos enfants se baigner seuls et ayez toujours un œil sur eux, même sur la plage. Les Sauve­teurs en Mer retrouvent chaque année plus de 300 enfants égarés sur les plages. Pensez à vous rendre dans les postes de secours pour récu­pé­rer les brace­lets de plage mis gratui­te­ment à dispo­si­tion des familles. Les jeunes enfants connaissent rare­ment leur iden­tité ou peinent à la formu­ler sous l’ef­fet de la panique et des pleurs. Un espace est donc prévu sur le brace­let pour écrire le numéro de télé­phone des parents.

Profi­ter des marées serei­ne­ment

Les marées peuvent être plus ou moins fortes selon l’en­droit et le coef­fi­cient. Les horaires des marées changent d’an­née en année et de jour en jour. La mer monte parfois très vite et pas toujours d’une manière régu­lière sur la plage. Certaines portions de sable peuvent rester décou­vertes alors que la mer les entoure déjà. Il faut donc toujours se rensei­gner avant d’al­ler se bala­der ou de partir à la pêche à pieds sur :

Les heures de marées, hautes et basses
Le coef­fi­cient (100 ou plus = danger),
Le marnage (diffé­rence de hauteur entre basse et haute mer),
Les dangers locaux (sables mouvants, etc.),
Les condi­tions météo­ro­lo­giques (les vents d’ouest renforcent la dange­ro­sité).
Ne partez pas seul et préve­nez une personne restée à terre de l’heure prévue de votre retour. Ayez sur vous un moyen de commu­ni­ca­tion : VHF, télé­phone ; et dispo­sez d’une montre pour rester atten­tif à l’heure.

Atten­tion aux piqûres

Qu’il s’agisse de vives, méduses ou encore d’our­sins, les douleurs des piqûres en mer ou sur la plage peuvent être impres­sion­nantes mais elles sont rare­ment dange­reuses. Rensei­gnez-vous auprès des postes de secours s’il y a des risques de piqûres sur la plage. Si vous vous faites piquer, rejoi­gnez le poste de secours le plus proche afin que les sauve­teurs vous prodiguent les soins. S’il n’y a pas de poste de secours, il faut faire trem­per son pied dans de l’eau chaude pour une piqûre de vive, et rincer à l’eau de mer (jamais de l’eau douce) pour une piqûre de méduse. Après avoir traité une piqûre, pensez à bien désin­fec­ter la peau. Si les symp­tômes persistent ou si la plaie s’in­fecte, consul­tez rapi­de­ment un méde­cin.

Attention soyez prudent lors de votre pratiques de sports et loisirs nautiques en mer

- La planche à voile

Vous pouvez pratiquer la planche à voile jusqu’à 2 milles (envi­ron 3 km) et de jour seule­ment. Nous vous conseillons d’uti­li­ser un leash pour rester toujours soli­daire de votre planche. Le grée­ment doit être rendu soli­daire de la planche. Prévoir un bout d’au moins 5 mètres pour être remorqué en cas de diffi­culté.

Utili­sez des bandes réflé­chis­santes sur la planche à voile et n’ou­bliez pas de noter votre nom, votre adresse et votre numéro de télé­phone sur la planche. Si elle part à la dérive, les sauve­teurs sauront rapi­de­ment si vous êtes en danger.

Ne quit­tez jamais votre planche à voile. En cas de problème, elle se repère plus faci­le­ment qu’un homme à la mer.

- Le jet-ski

Vous pouvez navi­guer jusqu’à 6 milles nautiques au large (9,6 km) et de jour seule­ment. Vous devez obli­­ga­­toi­­re­­ment porter une combi­­nai­­son isother­­mique néoprène. Que votre tenue soit compo­­sée d’un short, d’un shorty ou d’une combi­­nai­­son inté­­grale, l’épais­­seur du néoprène doit être au mini­­mum de 2 mm. Cela vous proté­­gera du froid, mais aussi des bles­­sures éven­­tuelles causées par un jet de turbine ou par un choc possible à la surface de l’eau en cas de chute.

Il est préfé­rable d’être en pleine forme pour pratiquer le scoo­ter des mers. En effet, tous les muscles du corps travaillent, parti­cu­liè­re­ment les avant-bras, les épaules et les cuisses. Ce sport est décon­seillé si vous avez des problèmes de dos. Votre passa­ger doit avoir une force physique suffi­sante pour se tenir sur la machine. Nous vous conseillons de ne jamais embarquer un enfant de moins de 8 ans avec vous.

Véri­fiez le système d’ar­rêt auto­ma­tique du moteur ou de mise en gira­tion lente lors d’une chute à la mer du pilote. Votre jet-ski doit possé­der un compar­ti­ment étanche conte­nant deux feux de détresse auto­ma­tiques à main. Il doit égale­ment être équipé d’un anneau et d’un cordage permet­tant le remorquage.

- Le kite-surf

Vous pouvez pratiquer le kite-surf jusqu’à 2 milles (envi­ron 3 km) et de jour seule­ment.

Choi­sis­sez une aire de décol­lage et d’at­ter­ris­sage sans obstacles ni plagistes et adap­tée aux condi­tions météo­ro­lo­giques et à la longueur de vos lignes. Regar­dez bien autour de vous pour avoir en tête la présence des autres pratiquants sur l’aire de décol­lage et pour ainsi anti­ci­per vos dépla­ce­ments.

Sécu­ri­sez votre aile posée au sol pour éviter tout redé­col­lage et enrou­lez vos lignes sur la plage. Conve­nez d’un signe de commu­ni­ca­tion pour le lâcher de l’aile et l’at­ter­ris­sage. Pour poser l’aile, le signe conven­tion­nel est de mettre la main à plat au-dessus de la tête et de toucher le haut du crâne à plusieurs reprises. Pour lâcher l’aile, atten­dez, le pouce levé. Ne pratiquez pas par vent de terre ni en cas d’orage.

Les numé­ros d’alerte à connaître pour aler­ter les secours

Pour pouvoir aler­ter les secours en cas de néces­sité, il est indis­pen­sable de dispo­ser de moyen radio fiable à bord ou à défaut, d’un télé­phone portable dans une housse étanche.

- 196 : il permet de joindre direc­te­ment les CROSS au moyen d’un télé­phone

- CANAL 16 : lorsque l’on est à bord d’un bateau et que l’on dispose d’une radio VHF